Contact theSOPAbout theSOPSupport theSOPWritersEditorsManaging Editors
theSOP logo
Published:June 3rd, 2008 10:18 EST
La coopération scientifique entre les É.-U. et l'Afrique stimulerait le développement

La coopération scientifique entre les É.-U. et l'Afrique stimulerait le développement

By SOP newswire2

Washington - Les Africains « devraient prendre l`initiative Â» de développer leur secteur des sciences et des techniques en coopération et avec l`aide des États-Unis et d`autres pays développés afin d`atteindre un niveau supérieur de croissance économique sur l`ensemble du continent.

C`est du moins ce qu`a affirmé Osama Awadelkarim, professeur d`ingénierie et de mécanique à l`université Penn State, lors d`un entretien accordé au journaliste d`America.gov juste avant son départ pour Arusha (Tanzanie), où il participera au premier atelier sur les sciences, les techniques et l`innovation organisé à l`intention de scientifiques américains et africains. Cet atelier cherche à intensifier leur collaboration afin d`explorer les bienfaits de la recherche en sciences fondamentales.

M. Awadelkarim, qui est né au Soudan, est également directeur associé du Center for Nanotechnology Education and Utilisation de l`université Penn State.

Cet atelier de deux jours précédera le Huitième Sommet Leon Sullivan, qui se tiendra à Arusha et à Zanzibar du 2 au 6 juin. Ce sommet est parrainé par le président tanzanien Jakaya Kikwete, avec l`aide du département d`État des États-Unis.

Au moins sept présidents africains doivent y participer. Les scientifiques ont l`intention d`y présenter leurs recommandations de promotion de la collaboration dans les domaines de la science et de l`éducation. Ils espèrent également s`entretenir avec les hommes d`affaires et les délégations d`institutions éducatives qui participeront au Sommet.

Si chaque gouvernement africain réservait seulement de 2 à 3 % du produit national brut à la science fondamentale et à l`ingénierie, le continent tout entier en bénéficierait, a affirmé M. Awadelkarim.

« Je pense que cela manque en Afrique. Â» Des liens scientifiques stimuleraient les investissements et les affaires, ce qui stimulerait la croissance économique et le développement, a-t-il dit.

M. Awadelkarim a ensuite souligné l`importance du développement et du renforcement des capacités au sein des universitaires africains. « Il y a peu de gens qui viennent aux États-Unis Â» pour travailler et échanger des informations dans les domaines de la science fondamentale et de l`ingénierie.

L`atelier organisé à Arusha vise à promouvoir la coopération et les communications entre scientifiques africains et américains, particulièrement dans le domaine des sciences physiques, à savoir la chimie, les sciences des matières, la science fondamentale, et l`ingénierie électrique et mécanique. Les domaines de l`environnement et des géosciences seront également abordés, a-t-il précisé.

Cet atelier est unique, a-t-il affirmé, parce que s`il existe une forte coopération entre les États-Unis et l`Afrique dans les domaines de la santé, de la médecine, de l`environnement et des sciences agricoles - notamment par le truchement de l`Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et l`Institut national de la santé (NIH) - il ne se passe pas grand-chose au niveau des sciences physiques.

M. Awadelkarim a ensuite évoqué son passage au département d`État en tant que boursier Jefferson. « Je me suis rendu en Afrique pour rencontrer des confrères qui n`ont cessé de se plaindre du manque d`interaction avec les États-Unis dans leur domaine de recherche. Il existait bien certains noyaux d`activité, mais pas autant qu`on l`espérait. C`est ce que nous essayons de faire dans les régions moins nanties (...) activer des liens qui pourront se transformer en véritables partenariats. Â»

L`Afrique aurait beaucoup à gagner de cette collaboration, notamment dans les domaines des sciences de la matière et de la recherche. « Il existe de nombreuses matières à explorer et à mettre au point en Afrique et, pour ce genre de recherche, la participation des États-Unis pourrait être très bénéfique. Â»

Il a ensuite donné la liste suivante des domaines offrant des possibilités de coopération :

- L`énergie solaire, qui implique des processus chimiques fondamentaux qui pourraient être exécutés en Afrique.

- La purification de l`eau, à laquelle s`appliquent de nombreux procédés scientifiques fondamentaux qui pourraient être menés simplement. Ce type de recherche pourrait facilement être effectué en Afrique.

- La recherche fondamentale sur les sols, qui permettrait aux Africains de tirer le meilleur profit de leur production agricole et de nourrir les affamés de l`ensemble du continent.

« Ce ne sont que quelques exemples. On pourrait en envisager beaucoup d`autres. Nous ne parlons pas de science de l`espace ou d`astronomie, mais de sciences appliquées fondamentales dont pourrait bénéficier l`ensemble du continent africain. Â»

By Charles W. Corey
Rédacteur